Dossier

Malines, la vérité sur le Drancy belge

C’est depuis une ancienne caserne qu’étaient déportés les Juifs de Belgique. Pour qu’elle devienne un lieu de mémoire, le livre Dossin, l’antichambre d’Auschwitz en a retracé l’histoire. 

La caserne Dossin, c’est notre Drancy. Sauf que le nom de ce camp français est synonyme d’horreur même chez nous, alors que son son pendant belge, le camp de rassemblement des Juifs et Tsiganes de Belgique promis à la déportation installé au cœur de Malines, n’a pas encore trouvé sa place dans notre mémoire historique. D’ailleurs, 72 ans après la fin de la Seconde Guerre mondiale, il n’avait pas encore fait l’objet d’une étude systématique. Une lacune comblée par Laurence Schram, senior researcher au centre de documentation du musée “Kazerne Dossin”.

Vous travaillez sur le volet belge de la Shoah depuis plus de vingt ans. Qu’avez-vous découvert qui ne l’avait pas encore été?

LAURENCE SCHRAM – Les aspects de la “résistance” au sein de la caserne Dossin n’avaient pas encore été étudiés. J’entends par là la multiplicité des stratégies de survie adoptées par les internés. Beaucoup sont anodines: continuer à prier, se marier en secret. Plus rarement, se rebeller, s’opposer physiquement, au prix, évidemment, d’une déportation immédiate.

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ttt

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